Peinture extrême-orientale

 

02 Peinture extreme-orientale

J’emploie à dessein les formulations généralistes « peinture extrême-orientale » ou « peinture à l’encre de chine » qui bien qu’imprécises ont le mérite de ne pas être trop contraignantes, et de ne pas m’obliger à distinguer dès maintenant les composantes chinoises et japonaises. Cela évite également d’avoir à évoquer au sein de cette courte introduction la multitude de styles et de techniques qu’elles regroupent.
Mais naturellement prétendre parler de l’apprentissage de la peinture extrême-orientale n’a pas vraiment plus de sens en soi que de parler de l’apprentissage de la peinture occidentale, puisque que l’on évoque dans les deux cas, des disciplines multiples qui ont non seulement évolué au cours des siècles, mais aussi à travers de vastes zones géographiques regroupant de nombreux pays. La peinture chinoise ayant fortement influencée au-delà de ses frontières nationales celle de ses voisins : Japon, Corée, Vietnam…
C’est ainsi qu’au 13 ème siècle, à l’ère Kamakura, des moines japonais s’intéressèrent au bouddhisme chinois. Le T’chan chinois qu’Ils découvrir et pratiquèrent en Chine devint le Zen à leur retour au Japon. Ils ramenèrent également l’usage du thé et dans leurs bagages des peintures monochromes à l’encre de chine. Cependant la véritable naissance du sumi-e (peinture à l’encre en japonais) aura lieu le siècle suivant. La première personne à employer totalement ce style de peinture monochrome est un artiste nommé Mokuan Reien (actif entre 1323 et 1345), il est l’un des premiers peintres japonais à l’encre. Revenant d’un voyage à travers la Chine au milieu du 14ème siècle, Il peignit des scènes simples en accord avec la philosophie du Zen. Par la suite certains moines artistes adaptèrent son style monochrome à l’encre de chine à leurs propres créations, particulièrement pour peindre des bambous, des orchidées, et des pins. Après une première phase de copie pure les artistes japonais s’attelèrent à la traduction picturale des thèmes chinois conventionnels et développèrent un style japonais.

Taigetsu