Préparation de l’encre

14 Préparation de l'encre

Sur le plan pratique et technique la préparation de l’encre reste encore à ce jour conseillée. Compte tenu de sa composition chimique la conservation de l’encre liquide n’était pas envisageable par le passé. En effet parmi ses composants d’origines organiques, les colles animales employées ne peuvent pas se conserver en solution sans moisir et se dégrader. Alors que sous forme de bâtonnets solides l’encre, dont le transport s’en trouve de plus facilité, peut défier le temps.
Du fait des progrès de la chimie la conservation n’est plus un problème aujourd’hui, mais malgré tout l’encre liquide ne possède toujours pas les qualités d’un bon bâtonnet d’encre solide. D’une part les nuances de gris sont moins riches, et d’autre part elle n’est pas aussi stable que de l’encre en bâton lors du marouflage de l’œuvre. En effet sous l’action de l’eau lorsque la peinture est recouverte de colle, l’encre liquide manifeste souvent une certaine tendance à baver.
L’encre chinoise est soluble dans l’eau seulement quand on la réduit en une fine poussière ; autrement elle pourrait rester indéfiniment dans un verre d’eau sans subir de modification (et c’est aussi ainsi que se reconnaissent les bonnes fabrications). Le broyage s’effectue après avoir versé quelques gouttes d’eau sur la pierre, en tenant le bâtonnet d’encre verticalement, et en exerçant un mouvement de rotation ou un mouvement en forme de 8. Au cours du tournage le bâtonnet se délite, et laisse lorsque l’encre arrive à bonne consistance des traces sèches derrière lui sur le plat de la pierre.
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